Derrière une présence en paddock, il y a une mécanique de précision. La semaine commence bien avant le drapeau à damier : vérification du stock, réassort des kits et éléments critiques, préparation du poste de pose rapide, impression des dernières demandes pilotes et check-list du matériel. L’objectif est simple : être réactif sur place, sans improviser. À l’arrivée, l’installation se fait en flux tendu : zone d’accueil, espace de démonstration, réserve et plan de travail. La matinée est dédiée aux premiers passages des pilotes pour les ajustements de dernière minute et la mise au point des jeux de numéros.

Les temps forts en piste dictent notre rythme. Entre essais et manches, nous passons d’une vérification d’alignement de numéro à la réparation d’un bord qui a pris un choc. La pose in situ exige calme et méthode : repérage, chaleur maîtrisée, pression régulière. Chaque intervention vise la fiabilité autant que l’esthétique. Le soir, nous faisons un point des demandes, notons les retours des pilotes et préparons les éléments du lendemain. Cette boucle d’amélioration continue alimente notre travail en atelier dès le retour, depuis la sélection des matériaux jusqu’aux gabarits de certaines pièces sensibles.

Ce qui ressort de ces week-ends, c’est l’importance de la relation avec les pilotes et les teams. Comprendre leurs contraintes, anticiper un changement de teinte selon la lumière de la salle, ajuster un logo pour gagner en lisibilité dans la poussière, tout cela se joue à quelques millimètres et quelques minutes. C’est aussi ce terrain qui nous permet de faire évoluer nos designs et notre méthodologie, afin que chaque kit produit ensuite profite de cette expérience de course.